Nouvelle lutte…
LYCÉES ET UNIVERSITÉ. –L’appel national à la mobilisation ce jour est désormais relayé en Pays Basque par le comité d’étudiants et lycéens récemment formé
Manif à Bayonne
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Les lycéens qui ont débrayé dans les divers établissements jeudi dernier doivent se joindre aujourd’hui à l’appel national à la mobilisation de la coordination étudiante.
Les scissions apparues durant le week-end entre l’UNEF et d’autres tendances de la coordination ne semblent pas affecter les intentions des étudiants et lycéens du Pays Basque.
Biarritz. Les élèves du lycée André Malraux ont majoritairement semble-t-il décidé hier, à l’occasion d’une AG informelle, de mener aujourd’hui une nouvelle journée d’action contre la loi Pécresse. Ils ont prévu de se rassembler dès 8 heures devant les grilles du lycée afin de bloquer les accès à l’établissement, puis de prendre la direction de Bayonne pour participer à une manifestation annoncée pour se dérouler à la faculté. Avant de retourner ensuite à Biarritz afin de poursuivre jusqu’au soir le blocage du lycée.
Anglet. Le lycée Cantau, qui était totalement bloqué jeudi dernier, a tenu hier à 13 heures une assemblée générale durant laquelle les élèves ont décidé de se joindre à la manifestation lancée par le comité des étudiants et lycéens bayonnais.
Bayonne. Après l’improvisation de jeudi dernier, où des lycéens de Paul-Bert, Louis-de-Foix ou Cassin, avaient déserté durant quelques heures les salles de classes, le mouvement s’est structuré avec élections dans chaque établissement, d’une délégation d’élèves au comité étudiants et lycéens qui appelle ce matin à manifester (voir ci-contre).
Saint-Jean-de-Luz. Le blocus du lycée Ravel a été organisé hier, par une quarantaine de lycéens qui en ont fermé les accès vers 4 h 30 du matin. Toute la journée, les élèves ont occupé l’esplanade devant l’établissement, sans toutefois gêner la circulation des véhicules.. En fin d’après-midi, l’assemblée générale a décidé la poursuite du blocus pour aujourd’hui, et les plus déterminés avaient l’intention de passer la nuit sur place. Ce matin, une délégation se rendra à la manifestation de Bayonne, tandis que les autres resteront sur place. Les élèves du lycée professionnel Ramiro Arrué, dont une grande partie a rejoint les manifestants de Ravel, devraient aussi être du cortège ce matin.


Élève de Cassin dit :
Je trouve personnellement scandaleux de bloquer les lycées, pour plusieurs raisons : tout d’abord, les lycéens ne sont pas directement concernés, ils agissent par “solidarité” envers les étudiants. À ce rythme, les collèges vont s’y mettre (c’est ce qui s’est produit dans un colège voisin de mon lycée), et pourquoi pas, diront-ils. Alors que la majorité des grévistes, ou plutôt des absents (car un lycéen ne dispose pas du droit de grève) ne savent même pas en quoi consiste cette loi Pécresse, ils bloquent les lycées simplement pour ne pas travailler. Qu’ils ne viennent pas en cours, d’accord et c’est leur problème, mais qu’ils n’empêchent pas les autres de travailler. Si ce systme de blocus a été instauré, c’est bien qu’une minorité d’éléves et non la majorité qui veut se faire entedre. Ces manifestations ne sont donc pas représentatives de l’opinion générale du lycée. Les votes, censés démentire ces propos, ont donné lieu àune majorité, mais la durée du vote n’a pas été suffisamment longue pour permettre à tous les élèves de s’exprimer. De plus, on constate une certaine ironie dans ces manifestations : une distribution de tracts devant le lycée indiquait par exemple “pique-nique festif jeudi à 11h30″ ou encore “manifestation théâtrale et ironique à la mairie de bayonne : venez déguisés en patrons”. Cela est quand même dérisoire, je ne vois pas pourquoi on serait oblié de faire des pique-niques pour attirer des lycéens censés se battre por des idées. Bref, tout ceci est tolérable une journée, mais bloquer un lycée 3 jours, voire plus, c’est idnamisible.