logo

Le coeur du problème….

Les Gueulardes de la Barrière        Ce blog est donc, comme vous l’aurez deviné, celui des cassinois qui sont contre le samedi matin et qui en ont marre qu’on se foutte d’eux.

         Mais pour se plaindre, y faut des raisons, et ça, on en a! Un paquet même! Voili voulou un petit condensé:

Résumé:
Mardi dernier (donc le 18 septembre) a eu lieu une réunion. Y étaient présent de nombreux parents d’élèves, des élèves ainsi que le proviseur et son équipe administrative. Début de la réunion: le proviseur se présente, baratine et passe sous silence LE sujet brûlant. Peu après son spitch, des élèves interrogent le proviseur à propos du samedi matin. Ils désirent savoir pourquoi les internes sont livrés à eux-mêmes, contraints de rentrer chez eux le ventre vide. Pris de court, le proviseur multipplie les bévues. Il commence par répliquer aux susdits élèves qu’ils ne sont pas concernés et n’ont pas droits à la parole. Après cet échange houleux, des parents interviennent pour des problèmes similaires. A ce moment, le proviseur se lève et prétend, offusqué, qu’il est agressé et prend la porte. Le reste de la soirée se passe relativement bien, si l’on tient compte des proviseurs adjoints, visiblement en grande conversation entre eux. Exit donc le dialogue et les parents.

Le résultat:
Dès le lendemain, suite à cette chaotique réunion, une idée se propage parmi les élèves. Il est décidé qe vendredi sera jour de blocus. Toute la semaine, des rumeurs circulent. Des appels sont affichés un peu partout. Presque aussitôt arrachés. Jeudi soir, les rumeurs se précisent. Une pétition a circulé dans l’internat, signée par l’ensemble des élèves.
Vendredi matin à la première heure, des cadenas sont posés sur les portails, des planches viennent bloquer l’accès et à l’entrée du parking attenant au lycée, des barrières sont posées. PLus tard, des scotters et des motos viennent renforcer ce barrage improvisé. Les élèves de terminales se chargent de bloquer l’accès du haut tandis que les autres filtrent les entrées par l’acceuil. Les post-bac et quelques élèves entêtés sont autorisés à entrer en plus des professeur dont un certain nombre soutient les élèves. 8h, c’est le début du blocus. Les cadenas sont coupés mais les élèves, trop nombreux, ont réussi à refermer les grilles du lycée, au grand dam du proviseur adjoint. La première sonnerie retentit, tous restent dehors. Des affiches sortent des sacs et l’une d’elles, la première, est affichée symboliquement sur le panneau du lycée. Ensuite, une bande de copines, celle-là qui a mis l’affiche, s’installe sur les barrières puis, affiches en mains, commence à chauffer la foule hétéroclite de cassinois en grève. Elles se démèneront 2h avant d’être relayées par les musiciens de Cassin, réclamés à corps et à cris par les donzelles. A 8h20, le proviseur fait l’honneur de son auguste présence et, après avoir jeté un oeil aux grévistes en colère, convoque une réunion avec l’équipe enseignante. Dehors, les lycéens mis au courant se rebiffent de plus belle. Bientôt, de vaillants élèves entament des chants et les slogans fusent. Régulièrement, deux élèves se font l’écho des nouvelles qui parviennent jusqu’aux grilles et tiennent informées les masses réunis. A 10h, les grévistes, toujours perchées sur leur barrière, laissent les musiciens prendre le relais. Une Marseillaise est chantée, au milieu de nombreux chants festifs. Temps fort: les lycéens décident de gagner l’intérieur du batiment, décidés à se faire entendre. L’administration se manifeste alors. Si les élèves entrent, les forces de l’ordre seront appelées por déloger les grévistes. Les élèves, surpris d’apprendre qu’il ne peuvent entrer dans leur propre lycée, font donc un sitting devant les grilles. On demande alors une entrevue avec le proviseur mais il ne peut recevoir ses propres élèves, appelé à l’extérieur pour un rendez-vous. Puis midi vient et de nombreux bloqueur regagnent leurs pénates pour se sustanter avant de reprendre la lutte. Pour ceux qui restent, une collecte s’organise et on s’arrange dans un joyeux pique-nique improvisé. Sur le coup d’une heur, le proviseur adjoint vient aux nouvelles et demande à ce que l’on rouvre les portails. Quelques élèves se retournent, le regardent d’un oeil terne puis s’en détourne, l’ignorant superbement. Il abandonne et se retire sans plus d’histoire. Plus tard, le proviseur fait son apparition, devant son garage. Il sort sa voiture, sous les huées, puis déclare avant de prendre la fuite “Vous ne me faites pas peur! Vos menaces ne me font rien!” Sur quoi, il monte dans sa voiture et quitte le lycée. Le proviseur parti, les élèves persistent puis, vers 16h, se décident enfin sur la suite du mouvement. Il est décidé à l’unanimité de lever le blocus, personne ne veut inutilement perdre son temps, mais de multiples solutions sont décidées. L’administration ayant effectué un changement dans une seule classe sur les 46 que compte le lycée pour tenter de calmer les esprits. Les parents sont priés de contacter le réctorat, les élèves de manifester autant que possible leur mécontentement, la rédaction de lettres est décidée. Après cette décision, les bloqueurs ramassent tous leurs déchets et remettent le parking en état avant de prendre congé.

On est donc bien loin des jeunes décérébrés ingrats présentés dans une lettre du proviseur adressée à un quotidien local pour se plaindre et se défendre des effrayants et violents élèves inconscients qu’il a refusé de recevoir et d’écouter.

4 commentaires pour “Le coeur du problème….”

Laisser un commentaire

Si vous possédez un blog SudOuest, connectez-vous auparavant pour ne pas avoir à entrer ces informations.